A votre gauche, Karen Elson. A droite, le menu metal, soft-funk, pop de Barbarie et tambour tribal...
Karen Elson, du podium au Tennessee
Sur les podiums, on a vu cette Britannique à tête rousse chez Marc Jacobs, Chanel ou Dolce & Gabbana (sa sœur aussi, elles sont jumelles). Dans les magazines, on l’a remarquée dans des campagnes d’Yves Saint Laurent, Louis Vuitton, Burberry et Jean Paul Gaultier. Sur disque, on l’a entendue murmurer des cochoncetés avec Cat Power dans une version sans hommes de Je t’aime... moi non plus (I Love You Me Either, sur l’album Monsieur Gainsbourg Revisited).
C’est tout? Presque. Sur scène, on l’a comptée parmi les membres permanents de The Citizen Band, collectif new-yorkais de cabaret mêlant coups de gueule politiques et froufrous rétro. Pour l’état civil, Karen Elson est l’épouse de Jack White, des White Stripes – mariage en 2005 à Manaus, Amazonie. Pour le registre du commerce, enfin, elle est la copropriétaire de la boutique vintage Venus & Mars à Nashville. Ville où elle réside par ailleurs avec sa petite famille, étoffée par l’arrivage de deux mômes aux prénoms fleurant le Sud, Scarlett Teresa et Henry Lee. Voilà le tableau. Coquet.
A tout cela, ajoutez maintenant un album, son premier, entièrement composé par Karen en s’enfermant dans sa penderie du Tennessee, chanté d’une voix charmeuse et produit par son mari. Entre ballades folk, échos country et crépuscules blues, les chansons sentent les fifties, le romantisme sanglant, les longues virées sur les routes hantées. Une composition graphique en noir et pêche – couleurs fétiches de la belle, paraît-il – complète cette capiteuse palette.
Karen Elson, «The Ghost Who Walks» (CD Beggars XL/Musikvertrieb), www.karenelson.com