Un sac poubelle? Un sac de sport Reebok? Un protège chaussure bleu? Vous abandonnez le jeu de devinette? Je comprends. J’ai fait de même en arrivant à ma troisième session de Boot Camp ce matin et en voyant ces ONIS qui nous attendaient. J’ai évité d’imaginer à quoi ils pouvaient servir. Bref, j’ai suivi mon instructeur, Sergio (le même que lundi), bien moulé dans son treillis et ses rangers. Massimiliano (mon copain de douleur) et moi, on en a bavé aujourd’hui. Mais vraiment. Sergio a insisté sur la course et nous a mitonné un parcours du combattant consistant en des sprints et des sauts d’obstacles de tailles diverses. Le tout à enchaîner et à renouveler je ne sais plus combien de fois, mais clairement trop. C’est sans compter les innombrables autres tortures de nos petits muscles. Je sens que la fin du cours est proche. Je n’ai pas de montre mais je m’oriente avec le soleil qui vient de se lever. Et c’est à ce moment là que débarque l’ONI. Sergio nous emmène vers lui. J’avance timidement. J’ai peur de l’explication qui va suivre. Notez que quand c’est Sergio qui fait une démonstration d’exercice, ça a l’air d’une simplicité déconcertante. Il attrape la chose par un bout de la partie bleue et tire celle-ci avec les deux sacs derrière lui. Il s’explique: «on engage toute la chaîne musculaire, et on tire les 20 kg, 30 pour les mecs, jusqu’au bout du chemin et on revient». Tout ça en courant ou en marchant vite. Vous visualisez. Non? Moi non plus. Mais voilà j’y suis allée. J’avais vraiment l’air de rien à tirer derrière moi ces «powerbags», c’est le nom exact de ces étranges objets. Aux aurores dans le parc des Bastions, la face rougissime, toute haletante et le regard franchement désespéré, j’y suis arrivée! Et même deux tours. Cerise sur le gâteau en partant, j’ai réussi à faire rire Sergio et ça, c’est à peu près aussi difficile que de tirer des ONIS sur 200 mètres! Y'a de l’espoir…
*Objet Non Identifié