“Hi, hi are you here for the bootcamp?” Non, je me promenais dans le parc des Bastions à 6h25 juste pour le plaisir… Evidemment, deuxième jour en enfer pour mes fessiers et mes abdos. Exit Sergio et sa combi treillis, notre coach du jour s’appelle Mike. Un vrai de vrai. Il a passé 15 ans dans une unité spéciale de l’armée américaine. Et quand il parle je ne comprends rien. Normal, il est du sud des States et ils ont un sacré accent là bas. Il est sympa Mike, il a l’air cool avec son short army et ses baskets. Il me demande ce que je fais. Il est vraiment chouette. En plus, au lieu de courir d’abord, on commence par un petit échauffement sans accessoires et du stretching. Ça j’aime. Je me sens bien. Plus pour longtemps. Vous l’avez lu entre les lignes hier, les pompes, ou plutôt les «push ups» comme le crie Mike, c’est pas trop mon fort. C’est un euphémisme. Le hic c’est que notre instructeur ADORE les push ups. Je vais mourir. J’ai honte, mes petits bras tout fins, et bien, ils ne tiennent pas le choc. Ils s’effondrent et moi avec. Mike m’a repérée. Il me repositionne mais rien à faire, ça ne descend pas. Et là il m’envoie une réplique que je ne suis pas prête d’oublier : ”this ain’t sex young lady, you have to move forward”*. Je sais que vous riez, mes copains du bootcamp n’ont pas entendu, trop concentrés sur leurs pompes à eux. Mais mon buste et mes fesses sont apparemment dans une position qui tient plus du sport matelas que du sport en salle. J’abandonne. Il m’achève. Je suis le maillon faible du push up. Je suis tenace pourtant. Et après le clap clap et thank you de 7h30 je lui demande de me remontrer tranquillement la position. Sauf qu’après des séries d’abdos; du gainage; du travail des fessiers; des triceps j’arrive même plus à tenir sur mes avant-bras. Je vous épargne mon menu du jour mais vous dis juste que j’évite de me lever trop souvent de ma chaise de bureau pour ménager mes gambettes. Et dire que je n’ai même pas droit à un petit Coca Light… A demain!
*«Il ne s'agit pas de sexe ma petite dame, il faut vous bouger!»