«Quand j’avais 10 ans, ma mère a changé mon prénom...» On aimerait bien que, lorsqu’on lave son linge sale en public, le résultat soit toujours aussi beau que ce disque... Norvégienne, un peu Africaine et un peu Nicaraguayenne, Maria Mena crève une série d’abcès relationnels (famille, amoureux, tout y passe) dans ce journal intime désabusé mais lumineux, servi par une pop flamboyante et délicate, démonstration parfaite de comment toucher à l’universel en collant avec une précision chirurgicale à ce qu’on ressent. «J’ai largué mes démons / Ils sont partis lorsque j’ai chanté la vérité...»