Depuis plus de trois semaines,
après ma séance super matinale du Private Boot Camp, je reçois ma glacière. Une
fois rentrée chez moi, mon premier geste est de l’ouvrir et de regarder non pas
le contenu de chacun des petits emballages mais de scruter le
menu du jour. Là, encore emmitouflée dans mes couches de vêtements de sport,
adossée à ma cuisinière, j’étudie la feuille A4 attentivement. Je ne rate aucun
détail car c’est un moment crucial dans ma vie de Boot Campeuse. Je découvre
comment se déroulera ma journée et de quelle humeur je vais être (eh oui, la
nourriture influence l’humeur). Aujourd’hui au programme du petit-déjeuner, un
porridge à base de flocons d’avoine, de framboises et de yaourt au soja. Un
délice, et je suis sérieuse. Je pourrais en revanche en manger trois portions
mais avec un grand bol de thé vert, c’est très bien. Je débarquerai un peu plus
tard à la rédaction avec mon lunch bag (notez que le Boot Camp est peut être
une histoire de sacs finalement après le power
bag: sac à poids, le punching bag,
sac pour la boxe: le lunch bag, sac
pour le miam miam). A 10h, confortablement installée derrière mon bureau, je
grignote les amandes prévues avec un petit coca light histoire de me booster un
peu. Arrive l’heure du déjeuner avec sa grande salade de laitues Iceberg et son
steak de thon. C’est l’entrée? Ben non, il s’agit du plat principal, le seul,
l’unique, que je vais consommer très lentement histoire de faire durer le
plaisir et peut-être augmenter le sentiment de satiété. Je me remplis également
d’eau pétillante citronnée et j’attaque mon après-midi de travail. A 16h00,
envie d’une poire coupée en fines lamelles? Non? Plutôt d’un morceau de cake tyrolien?
Nein! La poire avec un thé à déguster tranquillement. J’avoue que c’est bien
souvent à ce moment là que je craque pour un peu de chocolat… Quelques heures
plus tard, un plat pour le dîner: une salade de riz à réchauffer de sorte à ce
qu’elle soit juste tiède. Elle contient quelques petits légumes mais n’est
guère copieuse. Verdict? Je ne vais pas passer la meilleure journée du monde si
je pense aux petits plaisirs culinaires qui m’attendent. En revanche, j’essaye
de me concentrer sur le fait qu’il ne me reste plus que trois jours de diète et
deux séances de sport avant un bilan final. Et là, tout ça me semble acceptable
car mon petit ventre lui à l’air de se creuser un peu plus chaque jour…