Chanel, printemps/été 2010
Quoi: Le sabot.
Prémices: Accessoire fétiche de la fermière depuis que les pâquerettes existent, le sabot était aussi seyant qu’un silo au milieu d’un jardin. Donnant aux belles des champs des allures de vaches en désalpe, il se cachait souvent sous les jupons de ces dames, évitant ainsi d’empirer un look déjà en friche. Après un léger revival dans les années 70, époque flower power aidant, on l’a cru définitivement rangé des bagnoles, mais que nenni! Stupeur! Voilà qu’il réapparaît sur les étals fashion des boutiques de luxe...
Chez qui: Karl Lagerfeld. Le DA de la maison Chanel contraint la modeuse à envisager l’impensable: le port du sabot en milieu urbain. Bon prince quand même, il revisite la shoe avec un certain brio et une touche contemporaine bienvenue. Cloutés et montés sur échasses, les sabots deviennent miraculeusement portables. Du coup, c’est l’euphorie au sein de la sphère du in. Même la cultissime Alexa Chung frime avec ses Chanel sur la cover du Vogue British. C’est donc tout naturellement que Zara, H&M et les autres suivent la tendance, en bons élèves de maître Karl. Pas de soucis, les filles! Cet été, il n’y aura qu’à se baisser dans les boutiques pour ramasser votre sabot!
Comment: Pour éviter la dégaine «fermière dans le Larzac», on accomode le sabot à la sauce casual. Si un pull lose oversize et une mini en jean s’accordent bien avec ce soulier, l’équation jean slim + liquette blanche + blazer sombre n’est pas mal non plus. Pour info, choisissez vos sabots dans des tons camel ou noir et fuyez les modèles blancs, carrément moches.
Adage: Sabot? Sabotage!
