Quoi: La banane.
Prémices: Accessoire au top dans les années 80 et 90, la banane, à laquelle on accrochait scoubidous, grigris et «tototes» en tout genre, accompagnait nos courses d’école enfantines. On y glissait nos Choc Ovo et une thune gentiment offerte par notre maman pour nous acheter des bonbons. Pratique, à défaut d’être chic, elle était aussi l’incontournable attribut des randonneurs, des cyclistes et des alpinistes. Mais la banane se la jouait aussi citadine! C’est ainsi qu’elle voyageait, bourrée de Travelers Cheques et bien camouflée sous nos pulls, pour décourager les infâmes pickpokets des transports publics étrangers.
Chez qui: La banane redevient tendance chez pas mal de créateurs. Oui, tout arrive. Loin du style K-Way «embanané», on la rencontre total denim et pompons rouges chez D&G, girly à trous-trous chez Marc Jacobs et cuir dark chez Lutz. Ashish, marque anglaise qui déchire, nous propose une banane incorporée à un pull en coton gris. On adore. On a aussi détecté quelques spécimens du côté de chez Vuitton. Là, c’est du «chicos banana» pur jus.
Comment: Habituellement, la banane se porte sur les hanches. Mais nous sommes en 2010, et quelques fashion designers préfèrent qu’on se l’accroche autour du cou... Mouais. A part pour le modèle de chez Missoni, on pratiquera la bonne vieille méthode et on attachera notre accessoire à la taille. N’oublions jamais l’équation: banane + robe longue = beauf. L’accessoire aime bien se frotter aux shorts courts ou aux pantalons style carotte. C’est tout.
Adage: «La banane a la frite!»