Quoi: La salopette.
Prémices: La salopette trouve son origine dans le mot, hum... «salope», lorsque celui-ci ne revêtait pas encore le sens qu’on lui connaît aujourd’hui, mais qu’il voulait dire «sale». Bref, dès le milieu du XIXe siècle, pour éviter de se «saloper», les ouvriers enfilaient la chose par-dessus leurs vêtements. La simple évocation de la salopette nous rappelle les looks approximatifs de notre enfance. On s’est tous retrouvés un jour à devoir traverser la cour de récré avec ce modèle rouille en velours côtelé très bof. Comme on se souvient de ces combis de ski rembourées à bretelles, lors des joies des sports d’hiver, quand faire pipi devenait terriblement problématique. Il y a eu aussi l’époque hip-hop des nineties, lorsque la salopette XXL de chez Carhartt nous paraissait être le sommet du in... On change, que voulez-vous.
Chez qui: Lanvin tape, comme d’hab, dans le mille avec son modèle bleu nuit en soie drapée, et Alberta Ferretti talonne de près la maison française, mais dans des tons plus poudrés. Kenzo détonne en turquoise et Chloé propose une version tout cuir ambré. On adore la salopette courte en cuir noir enfer de Karl Lagerfeld et on adule la simplicité et la beauté de la coupe chez Stella McCartney. Ne manquez pas non plus celle de H&M, la it-salopette de cet été.
Comment: La salopette est la grande copine du talon, car, à moins de mesurer 1,80 m et de peser 20 grammes, elle a un poil tendance à tasser. On peut aussi la ceinturer à la taille, ça structure la silhouette. Sinon, feu vert!
Adage: Femme à salopette, femme à...!
