«La vie, ce sport individuel qui mériterait, pour peu que l’on considère l’absurdité de ses règles, d’avoir été inventé par un Anglais bipolaire (…)» Paul Sneijder, sensible antihéros, revient sur un instant tragique de son existence et constate que, depuis si longtemps, ses journées s’écoulent à contresens. Son unique force, face à l’aberration de sa vie, aura été de choisir la résistance poétique. Et d’accepter flegmatiquement que le sort l’enferme et le pousse dans ses plus profonds retranchements. On tombe sous le charme de Jean-Paul Dubois, qui écrit merveilleusement l’énigme de ce qui est.