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Et si on allait faire un tour du côté de chez Browns...
Par Laurence Desbordes
Mis en ligne le 22.03.2010 à 16:27
Pour fêter ses 40 ans, le multimarque anglais Browns installera dès la mi-avril* un «pop up shop» au Bongénie Genève avec des créateurs fabulouuus! Gros plan sur cinq d’entre eux.

Browns, c’est the lieu de pèlerinage londonien pour toute amoureuse de la mode qui se respecte. Celui qui, sous la houlette de sa fondatrice, Joan Burstein, a révélé au grand public des talents tels que John Galliano, Alexander McQueen, Matthew Williamson, Gareth Pugh, Hussein Chalayan, Julian McDonald, Marios Schwab, et j’en passe. Alors quoi de plus normal pour fêter ses quatre décennies que de faire appel aux créateurs que l’on a soutenus et de leur demander d’imaginer un vêtement qui sera vendu en édition limitée? Comble de bonheur – ou de malchance pour celles qui ont le porte-monnaie raplapla –, cette collection labellisée Future Collectables sera disponible aussi à Genève. Voici donc les choix de la rédaction pour «pimper» un peu votre dressing. Avec, en prime, un petit levé de rideau sur ces talents qui se cachent derrière ces divines petites choses que l’on rêve de porter.

 


La petite robe Erdem
Ses imprimés soyeux ou brocardés ont fait d’Erdem Moralioglu le nouveau chouchou des rédactions de mode et d’actrices en quête de légèreté sur les tapis rouges. Ce jeune Canadien, de père turc et de mère anglaise, a obtenu son diplôme du Royal College of Art en 2003, avant de travailler aux côtés de Diane von Furstenberg à New York. En 2005, il s’installe à Londres et connaît très vite un succès qui dépasse l’estime. (Prix de la robe: 1’580 fr.)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 


La robe T-shirt Alexander Wang
«Toutes les femmes savent être chic et glamour lors d’un événement spécial, mais moi, ce qui m’intéresse, c’est de les habiller lorsqu’elles ne sont pas sur le devant de la scène, de les embellir au quotidien.» On l’aura bien compris, ce jeune prodige californien d’origine sino-américaine est un inconditionnel du street-wear. Mais pas n’importe lequel. Celui aux formes travaillées, souples, sexy. Tout juste sorti de la Parsons Design School, Wang dessine et commercialise des modèles en maille. En 2007, il lance sa première collection, qu’il vend dans plus de 200 magasins tombés en extase devant ses créations. Aujourd’hui, à tout juste 25 ans, le jeune Alexander habille et accessoirise les trois quarts des fashionistas. (Prix de la robe: 1’050 fr.)


Les talons hauts déments de Nicholas Kirkwood
Diplômé de la prestigieuse Saint Martin’s School et du Cordwainers College of London, Nicholas Kirkwood lance sa première collection de chaussures au printemps 2005. Cet Anglais de 29 ans, surnommé «le Martin Margiela de la chaussure», puise son inspiration dans l’architecture pour créer des souliers aux lignes géométriques féminines et totalement inventives. Lors des défilés, il collabore avec des designers comme Gareth Pugh, Zac Posen, Rodarte, Philip Lim, Doo Ri. (Prix des chaussures: 1’150 fr.)


La tunique très spartiate d’Acne
C’est l’histoire de Jonny Johansson, un Suédois accro à la musique qui voulait porter les vêtements vus sur des musicos de MTV. Il se les fabrique, jusqu’au jour où il décide de quitter sa ville natale d’Umea pour Stockholm. Là, il est repéré par le directeur marketing de Diesel et vogue pour l’Italie, où il apprend tout sur le marketing et la communication. Sauf que Jonny veut devenir créateur de mode. Retour donc à Stockholm, où il s’associe avec trois types rencontrés dans le milieu de la musique et de la pub. Ensemble, ils créent Acne (Ambition to Create New Expressions). En 1998, ils se lancent dans le stylisme avec des jeans unisexes. Le succès est absolu. Anne Sofie Back vient grossir les rangs d’Acne, dont elle prend en charge la ligne femme. Depuis, on ne compte plus les collaborations avec des maisons aussi prestigieuses que Lanvin ou les sublimes bijoux Michael Zobel. (Prix de la robe: 360 fr.)


Le fourreau fifties de Roland Mouret
Il est né en 1962 à Lourdes, en France, mais dit ne pas avoir eu de révélations de la Vierge en ce qui concerne sa carrière de designer. Car Roland Mouret est un autodidacte qui n’est resté que trois mois à l’Ecole de la Chambre syndicale de la couture à Paris. Il est allé ensuite voir comment cela se passait du côté du magazine Gai Pied, où il officie en tant que directeur artistique. En 1998, il se lance pourtant dans la mode et part à New York. Après quelques années de vaches maigres, il crée la maison RM et signe des partenariats avec Bergdorf Goodman ou Gap. Sa légendaire Moon Dress le propulse au firmament des créateurs reconnus. En 2008, il s’acoquine avec Victoria Beckham pour une collection capsule intitulée Les petites robes noires. Ce qu’aime Roland? Le sexy, le glamour, le rétro, avec des coupes extrêmement près du corps et des hanches. (Prix de la robe: 1’680 fr.) *
* Pop-up Shop au Bongénie, dès le 19 avril et jusqu’à la mi-mai 2010

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