Dillon This Silence Kills
Les enivrements de poche de Dillon
Dotée d’une voix enfantine et rauque comme celle d’une gamine qui aurait beaucoup crié, quelque part entre Billie Holiday et CocoRosie, la Berlinoise Dillon (Dominique Dillon de Byington au civil, paraît-il) démarre très fort avec ce premier album de comptines suspendues, tissées d’une électronique discrète et d’un piano têtu. Un orchestre de cabaret de poche, une harpe et quelques violons complètent l’outillage de ce vagabondage intime, mêlant l’énigme amoureuse, l’histoire de pirates et la menace: «Le temps est venu pour toi de voir / D’où je viens / De quoi je me suis enfuie...»