Le premier âge, c’est le temps de l’apprentissage. Très vite, on se retrouve face à une forêt de portes que l’on est pressé de franchir pour faire comme les grands. Une fois les clés acquises, la majorité d’entre nous se jette dans la vie à bras-le-corps. En pensant que ça y est, nous savons tout ce qu’il y a à savoir et nous avançons ainsi sur l’autoroute qui nous mène, pépère, vers la voie royale du convenu, du sans-aspérité, de ce que l’on pourrait appeler, en fait, le confort de l’autosatisfaction. La minorité, plus circonspecte, plus courageuse peut-être aussi, ne peut se résigner à avoir tout compris, tout appris. Elle est dans la quête perpétuelle du savoir plus, du questionnement et donc, tout logiquement, est assoiffée de connaissance. L’avidité d’apprendre et d’appréhender le monde qui les entoure, tout comme celui d’autrui, est l’unique moteur de ces personnes en quête d’explications, ces résistants à la pensée formatée. «Culturovores», ces chercheurs de vérités, et donc de beauté, sont aussi les créateurs de nos lendemains. De par leur volonté, ils embellissent ce que la vie leur a donné. Ils en font quelque chose et ne se contentent pas de vivre sur leurs petits acquis. A leur niveau, que cela soit en peignant, en écrivant, en photographiant, en sculptant, en créant des vêtements, ils célèbrent le besoin de se renouveler sans cesse, d’apprendre éternellement. Et c’est le rôle d’un magazine tel qu’EDELWEISS de se faire le relais de cette recherche perpétuelle d’expression, avec, par exemple, le showroom de la mode, qui met en avant la création helvète, ou le Prix Lily du meilleur designer suisse de l’année. Tout simplement parce qu’ils sont notre avenir.